Une rue porte son nom dans le quartier Beauregard, à deux pas de la Préfecture.
Née en 1748 à Montauban (Tarn et Garonne) Olympe de Gouges - de son vrai nom Marie Gouze - fait figure de pionnière en matière de féminisme et défend des idées en avance sur son temps.
Sa lutte pour l'égalité des droits passe d'abord par des prises de position en faveur de l'abolition de l'esclavage. Femme de lettres, elle monte une troupe de théâtre itinérant à Paris pour y jouer ses pièces jugées subversives notamment L'esclavage des noirs reprise plus tard par la Comédie Française ou encore Le marché des noirs dans lesquelles elle dénonce le sort réservé aux esclaves dans les colonies. Son essai Réflexions sur les hommes nègres lui ouvre les portes de la Société des amis des noirs.
Dans un autre texte intitulé Lettre au Peuple, Olympe de Gouges développe ses idées de réforme sociale. Royaliste au début de la Révolution Française, elle devient républicaine mais s'oppose à la mort de Louis XVI proposant même de seconder Malesherbes dans la défense du roi.
Son vrai combat néanmoins est celui des femmes qu'elle considère capables d'assumer les tâches traditionnellement dévolues aux hommes et d'être associées aux débats politiques. Déçue par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, Olympe de Gouges rédige une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne dans laquelle elle affirme l'égalité des droits civils et politiques. Elle se bat pour obtenir de nouveaux droits pour les femmes : droit au divorce, à la recherche de paternité et à la reconnaissance d'enfants nés hors mariage, droit à la santé avec la création de maternités, remplacement du mariage religieux par un contrat civil, etc.
« La femme a le droit de monter sur l'échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune » écrit-elle dans sa Déclaration.
Au printemps 1793, elle s'inquiète de la montée en puissance des Montagnards et de la menace de dictature du Comité de Salut Public. Elle est arrêtée en juillet 1793 pour avoir soutenu les Girondins notamment par la conception d'une affiche ; elle est condamnée à mort et guillotinée le 3 novembre 1793.

 

On reste en contact

Grâce à cette rubrique, retournons à la rencontre de femmes qui à un moment de leur parcours ont déjà croisé notre webmagazine depuis sa création en juin 2013...

 

Martha et les "enfants ACZA"

martha

 

Depuis sa création, Breizh Femmes s'intéresse au travail de Martha Diomandé et de son association ACZA qui milite contre l'excision. Pour elle, s'opposer à l'excision, c'est d'abord accompagner les matrones – les exciseuses - vers d'autres pratiques qui permettent de respecter les traditions et d'assurer la formation des petites filles tout en se débarrassant de l'acte mutilant. C'est aussi proposer à ces femmes de rester des membres reconnues de leurs communautés.

Grâce à des campagnes de formation et à la construction de cases de naissance, ACZA est présente dans une quinzaine de villages en Côte d'Ivoire où commence à grandir une nouvelle génération d'enfants qui ne seront jamais excisées et de femmes épanouies dans leur mission d'accoucheuses.

« On ne force personne à venir accoucher dans nos cases – explique Martha Diomandé qui a répondu à quelques questions – mais les femmes qui viennent savent que leur enfant ne pourra pas être excisée. C'est un acte de courage pour elles de s'afficher ainsi. Leurs enfants appartiennent en quelque sorte à l'association. On les appelle les "enfants ACZA" ».

Lire l'interview de Martha Diomandé

Dans la même rubrique, retrouvez également : Céline Boizard ou l'entrepreneuriat comme "une aventure humaine passionnante" ; Anne Lecourt admise dans la cour des grandes.