Comme chaque année, le 17 mai est déclaré « journée mondiale contre les homophobies ». A cette occasion, le festival « Fais pas genre » à Brest s'est donné pour objectif de déconstruire les stéréotypes qui conduisent aux discriminations.
Un temps festif et culturel, volontairement accessible au plus grand nombre du 11 au 16 mai, pour l'acceptation de chacun-e dans ses diversités.

faispasgenre

« Les femmes sont douces, maternelles, sensibles et naturellement douées pour communiquer. Les
hommes sont virils, courageux, pragmatiques et forts en sciences. Les gays sont superficiels et
fêtards, et ont un goût inné pour la décoration intérieure... » Ainsi débute le dossier de presse de l'événement « Fais pas genre » qui ajoute que la liste pourrait encore s'allonger « car les stéréotypes sont ancrés durs comme fers dans nos sociétés occidentales ! »

Alors, soucieux de faire avancer les choses, le collectif LGBTH (Lesbienne, Gay, Bi, Trans, Hétéro-friendly) du Finistère et l'association Tacle ont choisi la voie de la culture. Du 11 au 16 mai, à Brest, ils proposent dans le cadre de la semaine mondiale contre les homophobies, un « événement artistique et sociétal autour des thématiques de genre et d'identités sexuelles ».

Masculin, féminin, ou autre

Au village associatif déployé chaque année sur la Place de la Liberté, s'ajoutent pour la première fois des performances où les artistes proposeront leur propre vision du masculin et du féminin en jouant sur la confusion des genres.

Avec une grande diversité de propositions – danse, théâtre, conférence, concerts, expositions – Fais pas genre souhaite attirer un public le plus large possible et « répondre aux sensibilités de chacun-e » en abordant de façon originale les thèmes de l'égalité femmes/hommes, de l'orientation sexuelle, des discriminations ou de l'identité.

Gratuité ou tarifs abordables veulent aussi permettre un accès facile pour tous et toutes.

Demandez le programme !

Mardi 12 mai – Cinéma Les Studios à 20h – Projection-débat du film « Pride » de Matthew Warchus – 3,50 €

Vendredi 15 mai – Faculté Victor Segalen à 18h – Conférence grand public « Questions de genre : faire et défaire le genre » de Marie-Laure Déroff, sociologue – gratuit

Vendredi 15 mai – Salle du CLOUS à 20h 30 – Spectacle « Ensemble » de la Compagnie Jupon (cirque et danse) – 5€ tarif réduit ou 8€ tarif normal

POUFSamedi 16 mai – Place de la Liberté de 14h à 18h – Village associatif avec l'exposition de photos « Questions de genre » du club UNESCO du lycée Roz Glas et des performances artistiques : « A la racine » de la Compagnie Impro Infinie ; « Filles/femmes, itinéraires non conformes – concerto pour deux lectrices » de la Compagnie Dérézo ; « Macho Machine » de Guiomar Campos et Kévin Chappe -gratuit

Samedi 16 mai – Place de la Liberté à 18h – Rassemblement pour la tolérance

Samedi 16 mai – Cabaret Vauban à 20h – Concert du trio POUF, Petite Organisation Ultra Féminine (notre photo) avec en première partie The Odd Bods, duo brestois - 5€ tarif réduit ou 8€ tarif normal

Samedi 16 mai – Bar le New Day à partir de 21h – soirée festive gratuite.

Plus d'infos sur le site Egalité de la métropole brestoise et sur la page facebook spécialement dédiée à l'événement.

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On reste en contact

Grâce à cette rubrique, retournons à la rencontre de femmes qui à un moment de leur parcours ont déjà croisé notre webmagazine depuis sa création en juin 2013...

 

Martha et les "enfants ACZA"

martha

 

Depuis sa création, Breizh Femmes s'intéresse au travail de Martha Diomandé et de son association ACZA qui milite contre l'excision. Pour elle, s'opposer à l'excision, c'est d'abord accompagner les matrones – les exciseuses - vers d'autres pratiques qui permettent de respecter les traditions et d'assurer la formation des petites filles tout en se débarrassant de l'acte mutilant. C'est aussi proposer à ces femmes de rester des membres reconnues de leurs communautés.

Grâce à des campagnes de formation et à la construction de cases de naissance, ACZA est présente dans une quinzaine de villages en Côte d'Ivoire où commence à grandir une nouvelle génération d'enfants qui ne seront jamais excisées et de femmes épanouies dans leur mission d'accoucheuses.

« On ne force personne à venir accoucher dans nos cases – explique Martha Diomandé qui a répondu à quelques questions – mais les femmes qui viennent savent que leur enfant ne pourra pas être excisée. C'est un acte de courage pour elles de s'afficher ainsi. Leurs enfants appartiennent en quelque sorte à l'association. On les appelle les "enfants ACZA" ».

Lire l'interview de Martha Diomandé

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