Elle aime la Bretagne qui le lui rend bien. Delphine Cousin vient d'être élue sportive de l'année 2014 par la région.

Championne du monde de planche à voile et diplômée d'une école de commerce, cette Morbihanaise originaire de Carnac, se dit « super contente » mais garde la tête froide.

delphinecousin1

 « Je ne peux pas dire si ça va vraiment changer ma vie – reconnaît Delphine Cousin, pragmatique – mais c'est une belle reconnaissance de ma région. Et je suis ravie d'avoir reçu ce trophée. »

Elle est déjà double championne du monde et championne de France et avoue : « je suis contente de représenter la Bretagne, de représenter ma ville de Carnac, un peu partout dans le monde. » Un attachement à sa terre natale qui tient à cœur à la jeune championne de 23 ans. « Je suis Bretonne et j'ai toujours vécu ici – dit-elle encore – j'ai fait mes études à Brest et pour l'instant je n'envisage pas d'aller ailleurs ! »

« Etre récompensée en tant que femme, c'est important aussi ! » estime Delphine Cousin qui regrette que son sport, déjà fort peu médiatisé, ne fasse pas plus de place aux filles. « Ce n'est pas facile tous les jours d'être une femme dans un sport comme celui-là, majoritairement masculin » dit encore celle qui aimerait voir plus de petites filles sur les planches.

En 2015, elle recommence

delphinecousin2Delphine a débuté l'entraînement à l'âge de onze ans mais assure qu'aujourd'hui, compte tenu du matériel étudié pour être plus simple d'utilisation et des voiles plus petites pour les enfants, on peut s'y mettre dès sept ou huit ans. La seule condition : « ne pas être trop frileux ! ».

S'il n'est pas recommandé de se mettre à l'eau quand la température descend en-dessous de six degrés, la pratique de la planche à voile reste possible malgré tout une bonne partie de l'année. « En général – déclare la championne – quand on commence et qu'on aime ça, ce n'est pas la température de l'eau qui va nous faire peur ! »

En attendant le retour des beaux jours, Delphine savoure son nouveau titre et se prépare pour la prochaine saison. D'avril à fin novembre 2015, elle repart en compétition avec pour objectif de garder pour la troisième année consécutive son titre mondial et de conserver sa première place parmi les Françaises. La jeune femme semble motivée et son expérience lui a montré que dans la planche à voile, comme dans bien d'autres disciplines sportives, il faut « avoir un peu de persévérance pour réussir. »

La suite ? Et bien, la jeune Bretonne se verrait bien windsurfeuse professionnelle. Pour cela, il lui faut trouver des partenaires, sans doute que son palmarès qui s'allonge devrait lui être bien utile pour faire son trou. « Ça fait parler de nous et ça aide à trouver des financements pour les projets » reconnaît-elle. Et quand elle quittera le sport, Delphine s'imagine créant son entreprise... en Bretagne, bien sûr !

Geneviève ROY

Pour aller plus loin : tout le palmarès des « sportifs de l'année 2014 » sur le site de la Région

Suivre Delphine Cousin sur facebook : ici

Powered by CoalaWeb

 

On reste en contact

Grâce à cette rubrique, retournons à la rencontre de femmes qui à un moment de leur parcours ont déjà croisé notre webmagazine depuis sa création en juin 2013...

 

Martha et les "enfants ACZA"

martha

 

Depuis sa création, Breizh Femmes s'intéresse au travail de Martha Diomandé et de son association ACZA qui milite contre l'excision. Pour elle, s'opposer à l'excision, c'est d'abord accompagner les matrones – les exciseuses - vers d'autres pratiques qui permettent de respecter les traditions et d'assurer la formation des petites filles tout en se débarrassant de l'acte mutilant. C'est aussi proposer à ces femmes de rester des membres reconnues de leurs communautés.

Grâce à des campagnes de formation et à la construction de cases de naissance, ACZA est présente dans une quinzaine de villages en Côte d'Ivoire où commence à grandir une nouvelle génération d'enfants qui ne seront jamais excisées et de femmes épanouies dans leur mission d'accoucheuses.

« On ne force personne à venir accoucher dans nos cases – explique Martha Diomandé qui a répondu à quelques questions – mais les femmes qui viennent savent que leur enfant ne pourra pas être excisée. C'est un acte de courage pour elles de s'afficher ainsi. Leurs enfants appartiennent en quelque sorte à l'association. On les appelle les "enfants ACZA" ».

Lire l'interview de Martha Diomandé

Dans la même rubrique, retrouvez également : Céline Boizard ou l'entrepreneuriat comme "une aventure humaine passionnante" ; Anne Lecourt admise dans la cour des grandes.